Une fois de plus, je ne me maîtrisais plus ; j'avais perdu le controle de moi-même.
Déséspoir.
Je n'avais plus le pouvoir de ne plus penser.Manque de cette matière qui désormais me faisait survivre.Elle me fais devenir tout ce que je n'suis pas/plus.Avec elle, je suis forte, je passe réellement d'un extrême à l'autre, je VIS.Ce soir là, j'étais en pleine possession de mon esprit, je ne pouvais plus rejeter la faute.J'avais l'impression d'être redescendue, devant moi se dressait un vrai problème : ma lucidité reprenait le DESSUS.Cela faisait pourtant deux mois et demi, que je l'avait écrasée, saignée; elle ne faisait plus partie de moi.Durant une fraction de seconde, je ressentis toutes ces pensées, elles filaient à une vitesse inimaginable, elles se cognaient contre ma boite crânienne, la torture commençait.Des voix, des cris, toutes ces choses que j'avais réussi à limiter, en prenant un ticket pour l'oubli et le semi-coma.Les lumières de l'extérieur m'aveuglaient, c'était la pleine lune, j'en arrivais à me demander si je n'étais pas en plein milieu d'un hopital.Le réel et l'imaginaire se mélangeaient, Où en étais-je?Je fixais mon écran, comme pour me concentrer sur un point précis, et éviter les débordements.Cela ne suffisait plus, mes yeux se mouillèrent d'un liquide salé, je n'avais plus la force de m'arrêter ; je pensais désormais à sa voix suave.J'étais entièrement consciente de l'impact de mes mots, je m'en servais , afin de lui jeter en pleine gueule.Je ne pensais plus aux autres; le plus important était de ne pas perdre l'élixir, celui qui.Toute une vie, en si peu de mois, des instants, beaucoup de moments, un songe désarmé, je ne le quitterais jamais.L'horloge tournait, et elle m'emportait avec elle: le temps, toujours ce temps.De toutes mes forces, j'essayais de capturer l'INSTANT.
Je suis déjà trop souillée, viens, que l'on se salisse jusqu'à la fin.